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Le terme cancer regroupe plus de 200 néoplasmes malins qui existent dans de nombreux et différents tissus humains; les animaux sont naturellement moins sujets aux cancers et ceux-ci sont différents des cancers de l'homme. Des millions de dollars, et énormément d'énergie et de temps ont été consacrés à ce domaine de recherche et de nombreux animaux ont été tués de manière inutile en quête d'une cure pour aider une société Nord-américaine vieillissante, et souffrant d'une surnutrition et d'un manque d'exercice physique. L'un des commentaires les plus alarmants à ce sujet vient du Dr. Richard Klausner de l'Institut National de la Recherche sur le Cancer (National Cancer Institute) qui dit:" L'histoire de la recherche contre le cancer se résume à l'histoire de la guérison du cancer chez la souris. Bien que nous ayons trouvé des remèdes contre le cancer chez la souris depuis des décennies, les résultats chez l'homme n'ont pas suivi." Pourquoi? Les souris développent des cancers différents des cancers humains et répondent aux traitements de manière différente aussi. La thérapie génique se trouve à présent paralysée en raison du nombre de morts qu'elle a causées. Elle est aussi l'exemple parfait d'un domaine de recherche où très peu d'expérimentations sur les animaux ont donné lieu à des essais cliniques, en dépit de l'implication de plus de 2000 laboratoires travaillant de par le monde et de 350 millions de dollars reçus en bourses provenant de l'Institut National de la Santé (NIH). Bien que la thérapie génique soit prometteuse, les concepts développés chez la souris n'ont jusqu'à présent pas pu être appliqués chez les patients humains.
La plupart des cancers sont dus à des facteurs environnementaux, tels la fumée de cigarette, la consommation de nourritures grasses et salées, le stress, ainsi qu'aux agents polluants présents dans l'environnement, et ils sont aggravés par le vieillissement. Les facteurs génétiques sont une cause peu commune des cancers. L'un des meilleurs moyens de combattre le cancer sur le long terme est certainement d'adopter un style de vie sain qui devrait commencer aussi tôt que possible dans la vie d'un être humain. Il n'y a malheureusement pas de remèdes magiques pour lutter contre les cancers. Les méthodes couramment utilisées comprennent la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie: toutes furent possibles grâce à d'intenses recherches cliniques. Selon les statistiques sur le cancer au Canada, 134,100 nouveaux cas de cancer sont apparus en 2001 et 65 300 personnes en sont décédées, avec un plus grand pourcentage d'hommes que de femmes dans chacun des cas. Seulement 3 types de cancers comptent pour 50% des nouveaux cas pour chacun des sexes: le cancer de la prostate, des poumons et le cancer colo-rectal chez les hommes, et le cancer colo-rectal, cancer du sein et cancer des poumons chez les femmes. Le cancer des poumons était la cause majeure de cancer, avec un nombre de nouveaux cas diagnostiqués estimé à 17 800, qui peut être comparé aux 12 000 cas de cancer du poumon chez les hommes canadiens en 2001. Pourquoi tant de recherche menée sur le cancer et parallèlement tant de cas de cancer? Les raisons: une population vieillissante, des styles de vie peu sains, et une confiance en la recherche sur les animaux pour trouver des thérapies.
Les animaux réagissent souvent de manière différente aux médicaments comparativement à l'espèce humaine, fait qui ne devrait pas surprendre les toxicologistes et pharmacologistes. Par exemple, dix neufs produits chimiques connus pour causer un cancer des voies orales chez les humains furent étudiés chez les animaux. En utilisant les protocoles de l'Institut National de Recherche sur le cancer, 12 substances furent trouvées être sans danger chez les animaux testés, à savoir les rats et les souris (Fund Appl. Toxicolo 1983; 3:63-67). D'autres expérimentations sur des rats et des souris montrèrent que 46% des substances chimiques qui causaient un cancer chez les rats n'induisaient pas de cancer chez les souris. Réciproquement, les souris développèrent des cancers dus à l'exposition à certaines substances qui n'affectaient pas les rats (FJ Di carlo, Drug Met Rev, 1984;15:409-13, E Efron, The Apocalyptics, Simon & Schuster, NY 1984).
Pendant la guerre contre le cancer menée aux Etats-Unis par l'administration Nixon dans les années 70, plus de 500,000 substances chimiques différentes furent testées sur des animaux dans l'espoir de trouver des produits pour combattre le cancer. De cette opération gigantesque, seulement quatre-vingts substances furent identifiées. Sur ces quatre-vingts substances, seulement douze se révélèrent être d'utilité. En dépit de milliards de dollars plus tard, ces 12 substances auraient pu être prédites sur la base de la structure d'agents anti-cancer déjà connus. De nombreux animaux développent expérimentalement un cancer. Par exemple, l'expression de l'alpha globuline ne peut être comparée avec son expression chez les humains. De plus, l'apparition du cancer du gros intestin chez les animaux de laboratoire est peu commune et les animaux les plus utilisés en recherche, les souris et les rats, ne montrent pas de tumeurs spontanées ou induites des intestins qui permettraient l'étude du cancer du colon.
Les réactions biochimiques, le métabolisme, les régulations et les mécanismes génétiques sont différents selon les espèces et ce qui s'applique à une espèce peut ne pas s'appliquer à une autre, même dans le cas d'espèce aussi proches que les rats et souris. Tout le monde peut facilement comprendre les différences encore plus grandes entre les humains et les rongeurs. Historiquement, l'utilisation de rongeurs dans la recherche sur le cancer démarra quand un généticien étudia le cheminement et la distribution des néoplasmes artificiels chez les souris. Le cancer humain qui est dû à une longue exposition à des substances toxiques ne peut être reproduit artificiellement par une administration de doses massives de substances chimiques à des animaux. Pourtant, le NIH requiert l'utilisation de rongeurs comme test obligatoire pour virtuellement tous les médicaments et les nouvelles techniques. L'industrie du tabac a dépensé des millions de dollars pour prouver que le tabac était sans danger pour la santé parce que la fumée de cigarette ne causait pas de cancers chez les animaux. Pourtant, la cigarette cause bien le cancer chez les être humains, causant la mort de milliers de canadiens chaque année.
Les scientifiques ont traditionnellement utilisé des rats et des souris non seulement parce qu'ils coûtent peu chers, mais aussi parce qu'obtenir des tissus humains est lourd administrativement, et fait face à de nombreux obstacles tant légalement que socialement. Aucun model, que ce soit le rat, le singe ou le chien, ne peut récapituler tous les aspects de la maladie humaine. Mais cela a bien peu d'importance pour la recherche compétitive et productive d'aujourd'hui, parce que ce qui est le plus important est de publier des articles scientifiques, et d'obtenir facilement de l'argent du gouvernement: celui de vos impôts.
Le domaine de la chimiothérapie débuta à la suite d'une découverte due au hasard alors que faisait une étude de l'actinomycine-D chez les humains. Les cyclophosphamides furent derivées des gaz moutarde pendant la première guerre mondiale. De nombreux autres agents utilisés en chimiothérapie furent découverts au cours d'observations cliniques et d'études in vitro sur des tissus humains ou animaux. Les résultats des études sur des tissus de souris furent, quant à eux, inconsistants et inapplicables. Les exemples en sont nombreux: cisplatine et tamoxifen, ce dernier ne pouvait agir comme contraceptif mais il s'avérera être un agent anti-cancéreux ; methotrexate, utilisé contre la leucémie, fut retenu pendant longtemps au stade expérimental à cause des tests sur les animaux. Dans beaucoup de cas, les tests sur les animaux furent effectués après que des données sur la biologie humaine étaient disponibles. Ces tests étaient donc sans fondement, si leur but était de reproduire ce qui se savait déjà chez les patients humains. En 1965, l'action des sels de platine sur le cycle cellulaire mena au développement du composé connu sous le nom de néoplatine, qui était effectif contre les cancers des testicules et des ovaires. Depuis les années 1950, d'autres substances, incluant l'immunosuppresseur azathioprine, l'agent anti-viral acyclovir, et l'inhibiteur de la transcriptase reverse azidothymine (AZT) furent d'abord synthétisées comme des médicaments potentiellement anti-cancéreux; ils se révélèrent inefficaces pour cet usage, mais utiles dans le traitement contre le SIDA. Les essais cliniques corrigèrent seulement les erreurs de la recherche sur le modèle animal. Nombre de ces médicaments furent dérivés de composés naturels; le hasard joua aussi un rôle important dans la découverte de médicaments tels que les antileucémiques vinblastine et camptothécine.
Les cliniciens de la recherche sur le cancer, qui ne font pas partie du club des vivisectionistes, peuvent attester que maintenant les nouveaux produits chimiques sont testés in vitro sur des tissus humains parce que les tests sur des tissus de rongeur ne sont pas fiables. Dans la recherche sur le cancer, des pseudo-scientifiques supposent que des néoplasmes créés artificiellement chez les animaux sont des modèles de cancers spontanés chez les humains. Ils supposent que les facteurs environnementaux, qui selon les experts sont responsables de 80% des cancers chez les humains, n'ont pas d'impact sur la carcinogenèse. Ils supposent que les souris sont comme les humains quant aux voies moléculaires, à la régulation des gènes et au système immunitaire. Ces suppositions ne sont là que pour duper la population et permettre de perpétuer l'expérimentation sur l'animal.
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