Au Canada, la loi est impuissante pour protéger les animaux en générale et les animaux de laboratoire en particulier. D'après les statistiques, 1,8 millions d'animaux sont utilisés dans les laboratoires à travers le Canada mais ce chiffre et bien en dessous du nombre réel. En comparaison, environ 600 millions d'animaux de ferme sont élevés, transportés et tués, pour finir dans l'assiette d'un consommateur bien indifférent à la condition animale. Pourquoi une loi sans force? En fait, l'application stricte de la loi fédérale rendrait les pratiques d'exploitation des animaux impossibles et donc la loi prévoit des exceptions concernant la recherche scientifique et l'agriculture qui la rendent nulle. Pourtant des pratiques ne sont pas moins cruelles parce qu'elles se passent dans les laboratoires ou les abattoirs. En conséquence, les animaux de ferme et les animaux de laboratoire n'ont pas la protection dont les animaux de compagnies semblent bénéficier. (1,2)
Certains chercheurs font du chantage en exploitant les émotions des gens en disant que si l'expérimentation animale s'arrêtait, ce serait la fin du progrès médical (votre enfant malade sera en danger, s'il n'est plus possible de trouver des traitements médicaux grâce aux tests sur les animaux.) L'expérience du clinicien montre que les résultats des tests sur l'animal ne concordent pas avec ceux des tests sur l'homme, dans la grande majorité des cas. Certains chercheurs semblent aussi ignorer l'histoire des sciences médicales et les conclusions des recherches cliniques. En fait, le progrès médical continue en dépit et malgré la recherche sur les animaux. Il y a de nombreux exemples dans l'histoire des sciences qui montrent que le traitement du cancer, la mise en oeuvre des vaccins, des anesthésiques, des antidépresseurs, de la chirurgie, la compréhension de l'anatomie et de la physiologie humaine ont été retardés par les tests sur les animaux.
La meilleure alternative aux tests sur les animaux que l'on puisse trouver, c'est son abolition mais cela ne va pas se faire du jour au lendemain. Mettre en place les méthodes de remplacement des tests sur animaux est déjà une tache difficile à bien des niveaux (scientifique, financier, politique, industriel, etc...) mais aussi, la collecte de tissu humain à des fins de recherche est un champ de mine politico-socio-religieux. Trop souvent, notre héritage judéo-chrétien et cartésien sanctifie l'humain et instrumentalise l'animal.(3)
Les Codes de Nuremberg, les Accords d'Helsinki, les codes internationaux d'éthique, la composition des comités d'éthique (malheureusement, le public y est sous-représenté et exclu des décisions qui pourtant touchent à sa santé), la procédure de consentement éclairé, le processus d'approbation de la recherche sur les sujets humains, toutes ces règles ont été instaurées pour protéger les droits du patient car son bien-être doit passer avant toute autre considération scientifique. Ceci est bien, étant donné les abus qui ont été commis dans le passé. Cependant, ces règles rendent la recherche scientifique sur les modèles humains difficile.
Le nombre des animaux utilisés en 1999 (dans les institutions qui se prêtent à une "inspection" par le Comité canadien de soins aux animaux (CCAC)) était de 1,746,606, sans compter le reste des animaux qui ne sont pas inclus dans cette enquête. Par exemple, les compagnies pharmaceutiques et biotechnologiques ne divulguent pas leurs chiffres.
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Amphibiens 29,860
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Chats 2,576
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Chiens 7,444
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Oiseaux domestiques 188,309
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Céphalopodes 41
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Animaux de ferme 76,647
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Poissons 399,616
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Cochons d'Inde 44,181
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Hamsters 4,976
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Mammifères marins 1,628
- Mice: 648,550
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Cochon miniature 130
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Primates non-humains 1,131
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Lapins 16,566
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Rats 268,583
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Reptiles 5,665
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Espèces sauvages 47,468
Voir le détail des données à:
Conseil canadien de protection des animaux
L'utilisation des animaux à des fins scientifiques au Canada depuis 1975 est passé de 2,699,012 à 1,746,606 en 1999.