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Les États-Unis ont utilisé 57,000 primates en 2000, ce qui fait de ce pays le plus grand utilisateur de singes de laboratoire au monde. (1) C'est cinq fois plus que le nombre de singes utilisés à des fins de recherche dans la communauté Européenne. Le 6 novembre 1997, le ministre Lord Williams de Mostyn annonça la fin des expérimentions sur les grands singes comme les chimpanzés, expliquant la mesure ainsi : « C'est une question de moralité. Les caractéristiques cognitives et comportementales et les qualités de ces animaux signifient qu'il n'est pas éthique de les traiter comme du matériel pour la recherche. (2) »
Le deuxième évènement suivi une campagne intense en Nouvelle-Zélande pour faire interdire la recherche scientifique sur les chimpanzés, ceci basé sur le même principe de leur cognition et de leur capacité émotionnelle importantes. En 1999, le pays ajouta une clause dans sa législation concernant la protection des animaux, pour donner aux grands singes un statut légal et moral. Les chimpanzés, par exemple, de part leur similarité évidente du point de vue physique, ont souvent été traités comme des outils de recherche. De plus, la recherche a montré que l'espèce humaine a au moins 98% de gènes en commun avec les chimpanzés.
Cependant, ils ne sont pas de bons modèles pour étudier les maladies humaines comme le Sida et il a pris plus de 15 ans de recherche pour le constater. De plus, les grands singes sont en voie d'extinction et méritent d'être protégés plutôt que d'être sacrifiés sur l'autel de la science. Leur population mondiale était proche de 2 millions au tournant du 19ème siècle. Il n'y a plus que 150,000 individus vivant dans la nature et ce nombre ne cesse de diminuer à cause de la chasse et la disparition de leur habitat.
Des enquêtes ont montré que près de 8 sur 10 singes, prélevés dans la nature pour finir dans les laboratoires du monde, meurent en route avant d'atteindre leur destination finale. Des tentatives sont faites pour reproduire les singes en captivité aux États-Unis et en Europe et fournir les laboratoires avec du matériel animal. Les babouins sont des animaux de laboratoire utilisés dans l'étude de l'épilepsie, des traumatismes du cerveau et beaucoup sont kidnappés et vendus aux laboratoires de l'Occident. Des études ont montré que ces primates sont détenus dans des conditions cruelles pendant leur transport. Les braconniers locaux les attachent ensembles à des arbres et reviennent plusieurs jours après pour les emmener. Quand ils reçoivent une commande, les primates sont chargés dans des camions et transportés pendant des heures dans des conditions épouvantables. (3)
Selon des documents de l'Institut national de la Santé (National Institute of Health) le centre de recherche et de reproduction des chimpanzés de l'université du Texas à Bastrop élève des chimpanzés pour maintenir une colonie et pour les besoins de la recherche. Les animaux en excès sont vendus aux laboratoires. Les chimpanzés vivent en groupes familiaux dans des enclos extérieurs de 4,500 pieds carrés. Le centre régional Yerkes de recherche sur les primates à l'université Emory de l'Altanta a établit une population de Pan troglodytes (chimpanzés) pour assurer la distribution des ces animaux dans les laboratoires. La fondation Coulston, à la base Holloman de l'armée de l'air des Etats-Unis, avait 1,363 macaques et 325 chimpanzés répartis en colonies de 85 individus ; la moitié des jeunes formait le stock des reproducteurs tandis que l'autre moitié finissait dans les laboratoires de recherche ; les singes sont destinés aux études des vaccins, des maladies infectieuses, de reproduction, etc.De plus, ces animaux servent aux tests des produits pharmaceutiques. Après de multiples violations de la loi sur la protection des animaux (Animal Welfare Act) et des problèmes financiers chroniques, la fondation fut fermée en septembre 2002. Les 266 chimpanzés restant furent alors transférés dans un sanctuaire en Floride. (4)
En Europe, certains chercheurs espèrent centraliser la reproduction et les études sur les primates dans un complexe unique de recherche, offrant les meilleurs services et compétences en la matière aux universités et aux industries travaillant à l'amélioration de la santé humaine. Le Réseau européen de recherche sur les primates (EUPREN) est une organisation qui fait la promotion de la recherche sur les primates non humains et veut contribuer à l'essor de ce type nouveau de centre de recherche. Les opposants à ces projets (qui ont réussi jusqu'alors à empêcher la construction de sites de reproduction et d'expérimentation sur les primates) ont fait remarqué que d'après la directive européenne 86/609 qui prévaut en matière de bien-être sur les animaux de laboratoire, les primates continueront à souffrir en France, en Belgique, mais aussi en Grande-Bretagne. En effet, la directive seule, sans les moyens de la faire appliquer, ne peut pas garantir la sécurité de ces primates. (5 et 6)
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