Les études sur les sujets humains se sont succédées au cours de l’Histoire, des épisodes les meilleurs aux pires. On peut se rappeler les expériences conduites sur les prisonniers des camps de concentration par les Nazis ; les efforts constants des Japonais pour la mise au point des armes chimiques ; mais aussi les expériences financées par l’Administration américaine pour développer des thérapies contre la syphilis chez les communautés noires non informés des dangers, et puis le développement des armes durant la Guerre froide. On pourrait faire la liste des atrocités commises contre le genre humain au nom de la science afin d’illustrer les moments de l’histoire où gouvernements et individus, sans conscience ni morale, ont violées les droits de l’homme de manière si scandaleuse.
Dans le but de protéger les droits de l’homme, les codes d’éthiques internationaux furent introduits et appliqués par la plupart des gouvernements démocratiques. Par exemple, les codes de Nuremberg, les Accords d’Helsinki, les codes éthiques nationaux et internationaux veulent garantir la sécurité, le bien-être et les droits des individus qui doivent avoir priorité sur les intérêts scientifiques. En dépit de ces préoccupations éthiques relativement récentes, des expériences plus ou moins illégales se font à travers le monde dans les chambres secrètes des hôpitaux, dans les pays dont les lois sont moins strictes et plus difficilement applicables, comme certains pays d’Afrique qui sont devenues les parcs expérimentaux de l’industrie pharmaceutique.
Il ne faut pas oublier que malgré les risques associés aux recherches, les études sur l’homme sont essentielles et elles ont mené à la découverte, à la compréhension des maladies et à la mise au point de thérapies dans tous les domaines de la médecine. Des vaccins à la chirurgie, aux nouveaux médicaments, les découvertes médicales de premier ordre découlent de l’observation clinique, sur le terrain parmi les populations. Par exemple, les rayons X, l’asepsie, la chirurgie, angioplastie, l’anesthésie ont découlé d’observations chez l’homme. Les recherches sur le modèle animal, étant souvent la répétition ou l’essai de reproduire, en laboratoire, ce qui est déjà connu chez le patient ; ces études scientifiques n’apportent pas d’information utile pour la médecine humaine, ceci dans la grande majorité des cas.
Plus récemment, l'étude du génome humain, la protéomique, la pharmacogénomique, et les nouvelles avancées de l’imagerie médicale offrent des opportunités sans précédent d’explorer le corps humain.
En conséquence, le besoin de volontaires en recherche fondamentale et clinique se fait ressentir, la demande de tissu humain également, alors qu’on assiste même temps à une remise en cause des modèles animaux dont la valeur pour la médecine humaine à été exagéré généralement par ceux qui les utilisent.
On peut espérer que dans un futur proche les tests sur les animaux appartiendront au passé et qu’ils seront remplacés par des tests ayant été évalués de manière scientifique. Grâce à l’intelligence et l’habileté des chercheurs, combinée aux nouvelles technologies, les nouvelles générations devront formuler et appliquer de nouveaux principes éthiques et libérer le monde de ce mal dit « nécessaire » que représente l'experimentatation et les les tests sur le modèle animal, tout en protégeant davantage les droits et la sécurité des personnes.
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