Pourquoi utiliser des substituts humains dans la recherche médicale?
Dans le contexte de la recherche médicale, l’analyse systématique des modèles animaux pour étudier des maladies humaines ou évaluer des risques toxicologiques est quasi absente. En fait, l’analyse des modèles animaux permet peu d’en valider la pertinence, mais insiste plutôt sur la raison pour laquelle le modèle est utilisé et sur ce qui a été fait avec l’animal.
En outre, les méta-analyses (e.g, combinaison et analyse de résultats de plusieurs expériences) sont encore plus difficiles à trouver dans la littérature. Ce manque d'analyses sérieuses des modèles animaux utilisés en recherche entraîne une perte de ressources et induit les chercheurs en erreur.
| Mots clefs utilisés avec PUBMED |
Modèle Animal |
Étude Modèle Animal |
Étude Systématique Modèle Animal |
Méta-analyse Modèle Animal |
| Nombre d’articles trouvés 11/02/2004
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30,159 |
3,671 |
460 |
10 |
Historiquement, les modèles animaux furent utilisés pour obtenir de l'information sur des problèmes essentiellement de santé humaine et évaluer la sécurité de produits chimiques avant leur mise en marché. La recherche animale représente la principale catégorie d'études financées par les Instituts de la recherche en santé du Canada, puisque celle-ci reçoit plus de 60 % des subventions et représente 3 fois le nombre des études cliniques.
En pratique, les subventions sont accordées à la recherche clinique s'il y a des données animales antérieures appuyant l’évaluation clinique sur des sujets humains. De plus, Santé Canada exige la preuve qu’un médicament est, dans une mesure acceptable, sécuritaire; une liste d'essais sur animaux est passée en revue avant l'autorisation de tests sur des sujets humains. Tout ceci démontre combien tant la recherche scientifique que la sécurité d'un produit dépendent fortement de la recherche effectuée sur les animaux et ceci sans réelle base scientifique.
| Nombre de projets avec animaux |
Financement des projets avec animaux approuvés par le CIHR |
Nombre de projets avec humains |
Financement des projets avec humains approuvé par le CIHR |
| 17479 (66%) |
1,295,852,000(63%) |
9065 |
756,037,000 |
Années fiscales 1995-2005
Le peu d'études publiées accentue à quel point il est difficile de comparer les résultats des expérimentations animales en raison du nombre de modèles animaux, des diverses méthodes employées et du manque de description précise dans des revues scientifiques.
Il existe des problèmes inhérents à l'utilisation d'animaux dans la recherche, comme l’absence de justification de l'utilisation d'espèces animales vivantes alors que d'autres méthodes sont disponibles ou pourraient être employées. Les différences entre les espèces animales rendent l'extrapolation très difficile en raison du manque d'analogie et d’isomorphisme avec l'espèce humaine, particulièrement aux niveaux cellulaires et moléculaires où surviennent les maladies. Des différences subtiles, mais entraînant des conséquences substantielles, entre les espèces animales résultent de millions d’années d'évolution. La taxonomie moléculaire, en particulier, a montré des différences génétiques importantes entre les chimpanzés et les êtres humains, bien que nous partagions 98.7 % de nos séquences ADN. On n’ignore pas en toxicologie que les primates sont de piètres indicateurs des risques toxicologiques susceptibles de se produire chez l'espèce humaine. Pourtant on continue sans cesse de les utiliser.
En particulier, l'incapacité de traduire la majorité des résultats recueillis par la recherche animale en quelque avantage pratique que ce soit pour la société est notoirement établie dans la communauté de l’expérimentation animale. Pour certains et peut-être la plupart des chercheurs, l'application pratique de la recherche animale au bénéfice de la santé humaine est réellement de peu d'importance; seule la perspective de nouvelles connaissances justifie des expériences sur les animaux, même si cela implique de nuire à des animaux sensibles, et ceci sans qu’il n’en découle aucun profit en bout de ligne pour les uns et les autres.
Un domaine qui constitue une préoccupation importante pour beaucoup de gens est la découverte de traitements pour les maladies graves et la sécurité des produits d’usage quotidien. L'incidence de quelques maladies (maladies neurologiques, diabète, maladies cardiovasculaires, infarctus, problèmes respiratoires) ne cesse d’augmenter, de même que les dommages et la mortalité dus aux effets secondaires des médicaments. Il y a maintenant un souci palpable quant à la sécurité des médicaments et de tous les autres produits chimiques, dont certains affectent ou tuent des millions de consommateurs. En plus du manque de méthodes scientifiques pour évaluer les médicaments, il y a des carences en ce qui concerne leur surveillance post-marketing. Puisqu’il y a un manque de tests appropriés au départ même des recherches, il n’est donc pas étonnant que 80 % des études cliniques sont non informatives et la plupart, sinon toutes, sont issues de la recherche pré clinique sur des animaux.
Puisque l’expérimentation animale reçoit la plupart des subventions et des octrois disponibles aux institutions de recherche, en toute logique il reste donc moins de fonds disponibles pour la recherche clinique et le développement de nouveaux systèmes de tests scientifiques. Ironiquement les découvertes encourageantes obtenues grâce aux tests sur les animaux dans des champs tels que la thérapie génétique, la transplantation des îlots du pancréas et d'autres techniques ne sont pas examinées rapidement chez des sujets humains à cause d'un manque de ressources. L’argent manque pour la recherche sur le modèle humain.
L’on sait que le coût approximatif du système de soin de santé publique canadien est de plus de 100 milliards de dollars par an et il n'y a aucune indication que cette situation va s’améliorer. Une des meilleures façons de traiter les problèmes associés à la gestion des services médicaux est de mettre l’accent sur la prévention, l'éducation, une recherche de qualité et de meilleurs tests scientifiques, qui auront pour résultats sans équivoque des médicaments plus efficaces et plus sûrs, et moins de patients dans les hôpitaux. Malheureusement, éduquer le public concernant les problèmes de santé s’est souvent avéré inefficace (par exemple, l'échec des campagnes anti-tabac; des lois/taxes coercitives sont considérées nécessaires. De plus, la perspective de résorber le nombre de patients au niveau de la société toute entière entraînerait incontestablement une perte économique pour les professionnels des soins en santé qui représentent un marché énorme et en plein essor. Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi il n’y a donc pas de volonté politique de passer d’un système de soins en santé, ou gestion passive de la maladie, à un système actif de prévention de la maladie et de changements de styles de vie.
Par tradition, la recherche sur les animaux est approuvée par l'industrie, le gouvernement et elle est perçue comme une pratique utile, une méthodologie aussi largement acceptée dans la société, indépendamment de sa faible productivité et de son coût excessif et indépendamment des alternatives existantes ou à promouvoir. Il n’est donc pas étonnant qu’une recherche improductive prévaut et que des tests non scientifiques soient devenus des procédures courantes quand il s’agit d’assurer la sécurité publique.
La recherche et les tests peuvent être réalisés plus efficacement en utilisant des modèles qui reproduisent étroitement certains aspects de la biologie humaine et c'est précisément pourquoi des cellules et des tissus humains deviennent des alternatives intéressantes à l'utilisation de cellules et de tissus animaux. Historiquement, l'utilisation de cadavres humains dans des autopsies et des études anatomiques fut longtemps interdite à cause des sentiments religieux et moraux, et cela jusqu'à la Renaissance, qui a connu l’essor de l’étude de l'anatomie humaine moderne.
Maintenant, quelques scientifiques universitaires et certains industriels ont appris à reconnaître le besoin croissant pour des systèmes cellulaires et du tissu humain in vitro. En plus, un nombre significatif de chercheurs soulignent le besoin d'évaluer des produits et des hypothèses chez tout l'animal au complet avant de les tester sur des sujets humains. Sans évaluation précise des modèles animaux, ces méthodologies demeurent empiriques. La question qui est en cause c’est l'évaluation scientifique des risques des médicaments et des produits chimiques à l'aide de modèles valables. Comparé aux pionniers du 19ème siècle, il existe maintenant de nombreuses méthodes disponibles pour la recherche et les tests des médicaments et autres produits chimiques. En conséquence, de nouvelles alternatives peuvent être examinées si une politique émerge et si des fonds soutiennent ces efforts.
En fait, l'utilisation des cellules et des tissus humains pour étudier la biologie humaine est une approche sensée et l'information que nous pouvons en obtenir est d’une valeur considérable. En raison de la quantité d'informations que nous avons et de nos connaissances technologiques, en plus des pressions morales et scientifiques de faire une meilleure science, nous en sommes à écrire une nouvelle ère; les scientifiques des universités et ceux de l’industrie considèrent remplacer les essais in vivo et in vitro sur les animaux par des essais in vitro sur des cellules ou des tissus humains parce qu'ils reconnaissent la supériorité (1) morale et (2) scientifique de cette méthodologie. En fait, les solutions de rechange à l'utilisation des animaux dans la recherche sont nécessaires pour nous aider à protéger les droits, la sécurité et le bien-être des individus.
Comment la collecte, la distribution et la recherche sur des cellules et des tissus humains fonctionnent-elles au Canada et dans certains autres pays ?
Le code criminel du Canada, la Loi sur l’Accès à l’Information et les lois et les règlements provinciaux contrôlent l'utilisation du tissu humain et la recherche sur les sujets humains. Le Comité d'Éthique de la Recherche qui possède l'expertise dans ce type de recherche régit les procédures et applique les directives morales pour protéger les sujets participant à ces tests. Ce comité est établi par le Conseil tripartite qui se compose de membres de l’IRSC, du CRSH et du CRSNG. Ces directives soulignent le respect de la dignité humaine, le consentement libre et éclairé, l’éthique, la vie privée et la confidentialité. Concernant la recherche sur les embryons humains, la loi C-13 interdit actuellement le clonage humain, mais permet l’utilisation d’embryons humains, tel décrété récemment par la Chambre des Communes le 28 octobre de l'année dernière.
Les chercheurs peuvent obtenir du tissu humain laissé après les chirurgies, biopsies, avortements foetaux, et quand la mort du cerveau est vérifiée par deux médecins chez un patient ayant fait don de tissu ou dont les proches parents sont d'accord pour le don. Le tissu cadavérique peut également être recueilli. Les chercheurs doivent d'abord soumettre une demande au conseil d'éthique de recherches (REB) qui évalue les aspects moraux et scientifiques du projet expérimental. Si la demande est rejetée, le chercheur peut en appeler de la décision devant un conseil spécial. Les donneurs doivent être également informés du but de la recherche, du type de tissu recueilli, des utilisations potentielles du tissu, et si le tissu prélevé permettra de retracer ou non le donneur. Dans les cas où il n’y a pas de tissu disponible, on peut en obtenir à partir des banques de tissu situées aux Etats-Unis ou ailleurs, et livrées aux laboratoires canadiens. Il n'existe aucune banque de tissu pour la recherche au Canada, tel qu’il en existe ailleurs dans d’autres pays comme la Grande-Bretagne et les USA et peu de campagnes d’information et d’éducation s’organisent auprès du public pour montrer les avantages d'employer des cellules et du tissu humains pour la recherche.
En Angleterre, des lois existent pour protéger l'identité du donneur et les droits à la vie privée et les règles de consentement informé s'appliquent aussi. Le «Human Tissue Act» (1961) permet l'utilisation de tissus humains à des fins thérapeutiques et de recherche en autant qu’il n’y a aucune opposition de la part du donneur ou de ses proches. L’«Human Organ Transplant Act» (1989) interdit le paiement d’un prélèvement pour une transplantation à un autre individu. La Banque de tissu humain de l'hôpital Peterborough (PHHTB) et les Services nationaux de tissu et sang de la Sécurité sociale du Royaume Uni (NBSTS) qui opèrent au sein du Service de santé national Britannique possèdent un système en place pour récupérer le tissu cadavérique destiné au secteur de la recherche commerciale. Il existe également un enregistrement en ligne pour les gens désirant faire don de leur corps pour la recherche. On note aussi que, Pharmagene, une société des Laboratoires Royston, en Angleterre, utilise des tissus humains et des technologies informatiques sophistiquées pour développer et évaluer de nouveaux médicaments.
Aux Etats-Unis, des banques de tissu ont aussi été développées. En 1986, quand l'Institut international pour l'avancement de la médecine a été établi, la conscience publique par rapport à l'option de faire des dons d'organes et de tissu pour la recherche était pratiquement nulle à ce moment. Le «National Organ Transplant Act» interdit l'achat et la vente d’organes et de tissu humains. L'Association américaine des banques de tissu (AATB) a établi et contrôle la conformité aux normes de qualité et de sécurité parmi les banques de tissu pour greffes. Il y a environ deux ans, l'Agence de certification des aliments et des médicaments (FDA) a publié un règlement final qui exige des banques de cellules humaines, de tissu et des dérivés de cellules et de tissu, qu’elles s’inscrivent auprès de l'agence et qu’elles produisent une liste de leurs cellules, tissus humains et produits cellulaires et dérivés (HCT/Ps).
En Europe, le Réseau européen des banques de tissu pour la recherche a été créé à titre d'organisation possédant l'expertise au niveau des banques de tissu humain et en tant que centre de référence sur ce type de service pour les universités et les industries membres de la communauté.
Qu'est-ce qui peut être fait pour augmenter la collecte de tissu humain dans des buts de recherche ? Quel genre de tissu peut être recueilli et que pouvons-nous en faire?
Le tissu humain peut être recueilli pour servir dans l'enseignement, la formation, la recherche de base et pour effectuer des tests d'efficacité et de sécurité. Contrairement au tissu animal, le tissu humain possède toute la gamme complète des enzymes essentiels pour les études pharmacocinétiques. Il en va de même en ce qui concerne la gamme des gènes humains et des protéines codées par ces gènes. De telles dispositions ne peuvent être entièrement reproduits dans aucune cellule animale non humaine. Du tissu provenant d'êtres humains malades est aussi exigé pour évaluer par exemple, la puissance des médicaments contre le cancer. L'accroissement de la disponibilité de tissu humain ne peut qu'améliorer la recherche biomédicale.
Progrès à accomplir
Certaines informations, provenant des professionnels de la santé, laissent croire qu’il se fait un gaspillage de tissu humain qui pourrait être utilisé. Ces professionnels de la santé qui voudraient se servir du tissu peuvent ne pas connaître les chercheurs qui feront probablement l'utilisation la plus efficace de ce tissu. Les chercheurs désirant utiliser des modèles ou des systèmes humains peuvent ne pas connaître les professionnels de la santé qui ont un accès direct au tissu ou ne pas vouloir passer le REB (Research Ethics Board), les demandes et multiples obstacles sociaux, moraux et politiques qui se trouvent sur leur chemin. En conséquence, l'utilisation de tissu se fait sur une base de collaboration entre des chercheurs et des professionnels de la santé dans les cliniques et hôpitaux, habituellement. Un aspect important est l'approvisionnement régulier et normalisé de ce précieux tissu. Le système réglementaire est déjà suffisamment rigoureux, mais il y a place pour des améliorations de logistique, d'éducation publique, de financement et autres ressources permettant l'amélioration de la collecte, de la distribution et de l'utilisation de tissu humain partout à travers le Canada. Ci-énumérées quelques directives et observations que les politiciens et les fonctionnaires de la santé peuvent considérer:
1. Le manque réel de tissu humain pour la recherche empêche le développement de systèmes in vitro. Il empêche aussi l'introduction de tests sur le tissu humain qui devraient remplacer les essais sur animaux en tant que partie des exigences réglementaires pour l'évaluation de la toxicité des médicaments.
2. En outre, une fraction significative du public semble peu disposée à donner du tissu pour des raisons morales ou religieuses, ou simplement par crainte que le tissu pourrait être mal utilisé, faire l’objet de transactions, ou pourrait interférer avec les programmes de transplantation. Aucune religion n'interdit le don et l'utilisation de tissu humain pour la recherche. Le processus réel de la collecte et de l'utilisation de tissu est déjà strictement réglementé. Il y a un besoin de conscientisation; le don peut ultimement sauver des vies.
3. Un système dit “opt out”dans lequel chacun est un donneur potentiel à moins que l'individu soit opposé au don par écrit; de cette façon le fardeau est laissé à ceux qui s'opposent au don. Une telle législation peut, non seulement résoudre le manque de donneurs, mais elle contribue également à augmenter la collecte de tissu humain pour la recherche. Ce système existe déjà dans d'autres pays où le don d'organe a doublé (Belgique, Pologne, France). Une simple carte de donneur devrait alléger le système du don de la nécessité d'obtenir l'approbation de la famille, ce qui n'est actuellement pas le cas. Le libre consentement pourrait être ajouté à un document médical existant (procédure d’autorisation anesthésique et chirurgicale) pour faciliter la délicate question du libre consentement lors du décès d’un proche, par exemple.
4. La création de banques de tissu à but non lucratif permet d’éviter les problèmes légaux et moraux qui se retrouvent durant la collecte, l'enregistrement et la distribution aux niveaux provinciaux.
5. Les industries autorisées qui souhaitent obtenir du tissu humain et qui satisfont aux exigences réglementaires devraient payer des frais qui pourraient servir à couvrir le coût des banques de tissu à but non lucratif.
6. Mettre en place un système transparent et responsable envers une commission publique représentant les divers membres de notre société. La confiance publique, qui est en grande partie sapée en ces jours de scandales politiques et financiers, est cruciale.
7. Concevoir un système de chercheurs accrédités pour évaluer les lettres de créance et le mérite scientifique du projet, ainsi que des équipements adéquats pour répondre aux problèmes de sécurité quant au traitement et à la disposition des parties humaines.
8. Créer des structures dans les hôpitaux pour servir de médiateurs entre chercheurs, professionnels de la santé, les banques de tissu provinciales et le public afin d'assurer la transparence et la circulation constante de l'information.
Conclusion: L’ancien gouvernement libéral du Canada a promis d'élever le pays à un niveau supérieur de science et de technologie, ce qui est très louable. Cependant, pendant les décennies passées, le Canada est devenu un abri formidable pour les expérimentateurs. Le résultat c’est qu’il n'y a aucune législation fédérale gérant la recherche animale et les groupes d'intérêts, grâce aux médias d’un côté et une discrétion calculée de l’autre, ont créé un système autorégulateur, autocratique et népotique qui exclut l'examen attentif, par des membres du public, des questions touchant la santé et visant à comprendre et rectifier comment l'argent de la recherche, nos taxes en l’occurrence, se voit dépenser. Ainsi, il est peu étonnant que les options possibles permettant d'optimiser l'utilisation du tissu humain et les alternatives à la recherche animale ont été, pour le moins qu'on puisse dire, négligées. Il est de la responsabilité de chacun de changer cette situation et de faire pression sur le gouvernement et nos bureaucrates fédéraux et provinciaux pour moderniser la recherche en santé.
Bibliographie:
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Pandora Pound et al. Where is the evidence that animal research benefits humans? BMJ Vol 328, 28 Feb. 2002
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Robin Rowland. Human Research, Human Dignity: Human Organs in Medical Research. CBC news December 2002
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Robert Anderson et al. The Availability of Human Tissue for Biomedical Research ATLA 26, 763-777 1998
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Robert Anderson et al. The Establishment of Human Research Tissue Banking in the UK and several Western European Countries ALTA 29, 125-134 2001
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Christopher Womack et al. Cadaveric tissue supply to the commercial sector for research: Collaboration between NHS pathology and NBS Tissue Services in the UK, extending the options for donors.
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